Un groupe qui gagne à être connu…
Je vais vous parler ici d’un groupe qui me tient à cœur, mais bizarrement, il existe peu de ressources francophones permettant de me mâcher le travail rédactionnel, et je vais être obligé de faire appel à mes compétences linguistiques pour vous parler un peu plus d’eux et de leur formidable univers musical.
Je dois tout d’abord avouer que je n’ai pas eu l’occasion de les voir en live, je ne m’attarderai donc que sur leurs prestations enregistrées, et encore, celles que je connais, tant leur parcours est atypique et la formation du groupe tentaculaire.
Le socle du groupe est composé de 2 personnes, les 2 membres historiques, à savoir, Matt Cantor et Aston Harvey. Les 2 compères sont des activistes récurrents de la musique électronique anglaise, ils ont été de toutes les vagues depuis la fin des années 80. On les a vus dans la Dance notamment, sortir des singles et des hits avec différents groupes. Je tiens ici à faire une petite mise au point. La dance music a pris une connotation particulière en France où on l’a assimilée à la musique commerciale phare des années 90 avec autant de “succès” phénoménaux tels que Corona, 2 Unlimited, ou autres Real 2 Reel… Que du bon, que du lourd, que de la musique pour faire danser les gens et vendre des boissons alcoolisées en boîte de nuit. La Dance Music, telle qu’on la connaît dans les pays anglo-saxons revêt une signification moins restrictive. En effet, elle correspond à la musique de Dancefloor, celle qu’on joue dans les clubs et peut revêtir un aspect moins commercial (sans pour autant être qualifiée de underground).
Tout cela pour expliquer que les 2 loustics sont issus de la Dance Music, mais dans un sens plus général de la musique électronique et des chimères qu’elle a engendrées. En 1996, nos 2 compères décident de se regrouper pour former un groupe avec un troisième DJ et producteur du nom d’Andrew Galea, qui ne survivra pas à la sortie de leur premier EP, la même année, qui porte le nom de… roulement de tambours… Freestylers EP. Je n’ai pas eu l’occasion d’écouter ce Debut Album puisqu’il est quasi-introuvable. Je ne m’attarderai donc pas dessus. Je vais passer aussi sur la formation du groupe et les diverses collaborations et featurings. Je vous laisse checker la page wikipedia qui fera ça mieux que moi. C’est ici.
Je vais donc m’attarder plus largement sur leurs deux derniers albums en date, Raw as Fuck et Adventures in Freestyle, dont je ne vous donnerai pas l’intégralité des sons sur les différents sites de streaming musical dans la mesure où ils n’existent pas en version complète. Vous devrez vous contenter de ce que j’ai trouvé, je sais c’est peu, mais c’est déjà ça, et puis, bon, hein…:)
Ce qui est frappant dans le son de Freestylers, c’est qu’il est impossible de le cataloguer. D’un album à l’autre, ce sont des ambiances différentes, des styles différents, une exploration complète du spectre musical actuel, allant du reggae à la pop, du rap au rock, de la drum’n’bass au R’n’B, de la soul à la Dance, le tout en mélangeant les influences et en rendant une mixture très digeste qui se laisse vraiment écouter.
J’aime particulièrement ces deux albums parce que chaque nouveau track est une surprise. Je vais vous avouer que je n’aime pas absolument tout ce qu’ils font, mais devant tant d’éclectisme, je ne peux que m’incliner et bouger la tête en cadence.
Allez, je vous laisse écouter, et j’attends vos ressentis:)
Quelques bonus pour la route:
Le clip de Painkiller, chanson de l’album Adventures In Freestyle, qui tourne en boucle dans mon MP3… En featuring Pendulum, qui passe bientôt à Paris pour un live détonnant à L’Elysée-Montmartre. j’y serai:)
Leur myspace, indispensable… Petite mention pour le son Dynamite Love, premier dans le lecteur, qui est assez symptomatique de leur volonté de marier des sons différents pour trouver toujours quelque chose de nouveau.
A noter, ils ont une date Française, à Marseille, le 10 Novembre… Quand est ce qu’ils viennent à Paris!!?
Leur website. Infos utiles, nouveau design, nouveaux sons, tout sur tout sur eux:) On regrettera juste l’absence de barre de scroll qui rend la navigation un peu hasardeuse… Et surtout pas très pro. Dommage, le design est vraiment sympa.
Dans un autre style, mais tout aussi sympa (elle me trotte dans la tête depuis une semaine cette chanson):

5 Commentaires sur "Freestylers: la polyvalence musicale Anglaise"
@ mon rédacteur en chef de blog préféré: non je ne connais absolument pas Enter Shikari, mais j’ai comme idée que c’est introuvable sur Deezer… Vais-je devoir me mettre du côté illégal pour découvrir… Allez tant pis, le but c’est que la culture moyenne augmente non?
Merci pour le tuyau et ravi que que tu kiffes freestylers!
Bises
Je crois bien que j’ai dû les voir il y a quelques années de cela aux Transmusicales de Rennes … mais bon je crois que j’étais dans un état très avancé donc je ne me souviens pas très bien de leur prestation
Honte à moi !!
Merci pour cet excellent article qui nous fait redécouvrir l’univers musical si particulier des Freestylers
Effectivement, The Freestylers étaient programmés aux Trans Musicales, cette année on a Glitch Mob qui font du hip-hop péchu et inspiré d’électro ;-D
Terrible MaC_LeW, le son balance sec! Le mix des genres est vraiment bien fait. Je ne sais pas si tu connais Enter Shikari. Je ne saurais pas cataloguer mais j’ai vu un live ou ça commence par des machines dignes d’un Squarepusher et enchaîne avec du punk.je crois que je vais poster la vidéo. ciao
[...] la visibilité sur internet, ou encore les découvertes de groupes qu’il a proposé, comme là avec Freestylers. À côté de ça, je noue des liens avec des gars super sympas, Skullpat (qui est l’un des [...]
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